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Avis d'expert

70% des décideurs RH et SIRH interrogés par MARKESS en 2017, estiment que l’automatisation des processus RH figure parmi les principaux enjeux à relever d’ici 2020.

 

Malgré la digitalisation croissante des processus RH, ce besoin d’automatiser ne décroit pas et reste même en tête des enjeux à relever par les RH à l’aide du digital depuis plusieurs années. Les processus encore traités manuellement sont en effet nombreux et génèrent de volumineux échanges de documents, papier et numériques, dont le traitement demande à être automatiser pour plus d’efficience et de performance.

Les opportunités offertes par le contexte légal (bulletin de paie numérique, CPA – Compte Personnel d’Activité…) vont dans le sens d’une automatisation accrue. Cela nécessite également et conjointement la mise en place de systèmes favorisant la circulation des documents ainsi que la fluidité des processus et des actions des différents intervenants. Ces outils de workflow ou de gestion des processus, de type Business Process Management – BPM, se retrouvent fréquemment au sein des solutions RH ou peuvent également être des solutions indépendantes venant s’interfacer avec le SIRH. Jusqu’à encore récemment très techniques, ces solutions s’adressent désormais aux experts RH qui peuvent ainsi eux-mêmes, sans compétence technique spécifique, créer, suivre, optimiser leurs propres workflows, leur donnant ainsi davantage d’autonomie et de réactivité.

Automatiser le traitement d’un document RH en tant que tel ne suffit pas. La vision des gestionnaires RH se situe davantage au niveau d’un dossier RH, comportant l’ensemble des documents et informations, partagées avec les différentes personnes impliquées dans le traitement de ce dossier (par exemple, dans le cadre d’un processus de recrutement, d’évaluation des compétences, d’onboarding…). D’ici 2020, 27% des décideurs RH interrogés envisagent d’investir dans des solutions de type « case management » facilitant la gestion de tels dossiers.

L’immixtion de l’intelligence artificielle (IA) dans les processus RH devrait également dans un futur proche fournir une réponse au challenge d’automatisation. Si seulement 13% des décideurs RH déclarent être prêts à investir ou avoir déjà investi dans l’IA, ils sont plus de 60% à juger l’IA utile, voire incontournable, pour accompagner les RH dans leurs missions. Ainsi certaines tâches de back-office RH peuvent être confiées à des chatbots, robots dotés d’une intelligence artificielle leur permettant de comprendre le langage humain et de converser avec un collaborateur afin de l’aider dans sa démarche de recherche d’informations. Il s’agit aussi de mieux tirer parti des technologies sous-jacentes (RPA – Robotic Process Automation, machine learning, analyse cognitive…) et de les exploiter dans le quotidien des collaborateurs et de leur relation avec la fonction RH.

D’ici 2020, 45% des décideurs RH prévoient par ailleurs d’investir dans des plates-formes de digitalisation des processus RH qui offrent également des fonctionnalités de signature électronique, de coffre-fort numérique, permettant de gérer de bout en bout le processus digitalisé. Ces plates-formes, en intégrant les technologies précédemment évoquées, deviennent progressivement le socle des processus RH digitalisés.